L'économie Monégasque et ses divers Secteurs d'Activités


Sur un plan historique, un rapide rappel permet de constater que, des la fin du XlXeme siecle et au début du XXeme, les Pouvoirs Publics ont encourage la croissance économique et ont fourni le cadre du développement de I initiative privée.

L'activité économique de la Principauté est fondée sur quatre axes:

L'activité industrielle

Très souvent méconnue, mais qui s'est considérablement développée en moins d'un siècle. Dès i 906, alors que l'Etat a financé la création du premier terre-plein de Fontvieille, ont commencé à s'installer les entreprises industrielles de la Brasserie de Monaco, de la minoterie et de la chocolaterie.

Au cours dé ces vingt dernières années, près de 250 000m2 de planchers industriels ont été édifiés. L'exiguïté du territoire conduit à une superposition des planchers industriels dans des immeubles atteignant jusqu'à 13 étages.

Le Gouvernement Princier a mis en place une politique industrielle tendant à favoriser l'implantation d'entreprises à forte valeur ajoutée et non polluantes .

Le secteur "chimie-pharmacie-cosmétologie" apparaît comme le plus représenté mais les industries de transformation de matières plastiqués et de fabrication dé matériels électriques et électroniques sont également présentes.

Les autres secteurs, s'ils n'ont pas le même poids que les précédents apportent à la Principauté renom, originalité et performances techniques : il s'agit notamment dés secteurs concernant la mécanique, le cartonnage, l'imprimerie, l'habillement...

L'activité industrielle occupe près d'un quart de la population active totale mais ses effectifs sont relativement stables, de l'ordre de 4000 personnes environ, soit 13% de la main d'oeuvre. Elle a représenté, en 1993, 11,6 % environ (hors industrie du bâtiment et dés travaux publics) du chiffré d'affairés total réalisé en Principauté. En 1994

l'activité industrielle représentait 10 % de la main d'oeuvre privée.

La Principauté de Monaco possède aujourd'hui une industrie diversifiée et surtout parfaitement intégrée à son site et à son environnement.

L'activité touristique

Elle est essentiellement liée au tourisme individuel ou d'affaires.

Le potentiel hôtelier de la Principauté offre environ 2 500 chambres d'hôtels principalement dans les catégories quatre étoiles. Le taux de remplissage moyen est de l'ordre d'environ 48,3%, ce qui a représenté environ 626 000 nuitées en 1995.

Depuis plusieurs années, les pouvoirs publics ont entrepris dés efforts importants én matière d'accueil de tourisme d'affaires destiné à venir compléter la clientèle touristique individuelle, essentiellement saisonnière, afin de maintenir une activité économique constante tout au long de l'année.

Les activités tertiaires

Le troisième secteur est celui dés activités tertiaires, qui se sont profondément développées au cours dés dernières années au niveau dés activités bancaires et financières, et dés implantations de bureaux et de sièges d'entreprises non financières de taille internationale.

Le secteur dés services est celui qui a connu la croissance la plus spectaculaire. II a réalisé, en 1993, 49,1 % du chiffre d'affaires et son domaine d'activité concerne les banques, les assurances, les entreprises de conseils (techniques, commerciaux, financiers ...), et les auxiliaires et intermédiaires.

Les activités commerciales

Le quatrième secteur est celui du commerce, qui représente 21% du chiffre d'affaires global en 1993.

Enfin, l'immobilier joue un rôle important dans l'économie, ce qui justifie les recherchés et les orientations en matière d'urbanisme.

Le chiffre d'affaires global de la Principauté s'est élevé de 3,25 milliards de francs en 1975, à 21,3 milliards en 1988, et en 1989 à 25,4 milliards de francs, en 1990 à 29 milliards, én 1991 à 31 milliards, en 1992 à 32,4 milliards, en 1993 à 33,2 milliards et à 40 milliards en 1995.

Les finances publiques

Les recettes du budget de la Principauté de Monaco sont constituées, pour l'essentiel, dés recettes résultant directement de l'activité économique dans les divers secteurs de l'industrie, du commercé, dé l'hôtellerie ou dé l'immobilier.

La deuxième recette est produite par les monopoles exploités par l'Etat (19,9 %), c'est-à-dire par l'Office Monégasque dés Téléphones, l'Office dés Emissions dé Timbres-Poste, la Régie dés Tabacs et la Poste.

Les autres recettes se répartissent entre les recettes du domaine financier, l'impôt sur le bénéfice dés sociétés et des entreprises, les droits de douane, les recettes du domaine immobilier et les monopoles concédés(SBM,RMC,TMC,SMEG,PMU, Loterie).

Sur ce dernier point, iI importe de souligner que la redevance acquittée par la Société des Bains de Mer à l'Etat ne représente que 4,4 % des recettes totales de l'Etat.

Pour leur part, les dépenses se répartissent en 57,8 % pour les dépenses de fonctionnement, 24,2 % en dépenses d'équipement et 18 % en dépenses d'interventions publiques en 1995.

Le pourcentage des dépenses d'équipement tient compte de l'important effort d'équipement public, engagé par le gouvernement de S.A.S. le Prince Souverain, pour les grands travaux d'urbanisme en général et les constructions sociales en particulier.

Les dépenses de fonctionnement ne se distinguent pas par leur nature des dépenses de fonctionnement d'autres Etats (personnel, fournitures,services extérieurs, travaux d'entretien, subventions dans le domaine éducatif et culturel) .

II convient néanmoins de signaler l'importance des dépenses relatives à l'Education Nationale, l'effectif en personnel de ce secteur représentant 22 % des fonctionnaires et agents de l'Etat.

L'activité industrielle

Une importante activité industrielle s'est développée, depuis les années 50, en Principauté.

Cette industrialisation ne s'est pas faite au détriment des activités traditionnelles axées sur le tourisme et n'a en rien altéré la qualité de l'environnement monégasque.

La part que représente l'industrie est prépondérante dans l'économie monégasque ; c'est une industrie légère, non polluante et à forte valeur ajoutée.

De la petite zone industrielle du début du siècle (une brasserie, une minoterie, une chocolaterie) à la fulgurante extension du quartier de Fontvieille qui accueille un grand nombre d'entreprises sur une superficie utile de 250 000 m2 dont 70 000 m2 environ appartiennent à l'Etat

L'activité industrielle - essentiellement regroupée dans la zone de Fontvieille - est source de création d'emplois au bénéfice, également, des communes voisines du département français des Alpes-Maritimes et des villes frontalières italiennes qui fournissent chaque jour plus des deux tiers des 30.000 emplois offerts par la Principauté.

C'est après la seconde guerre mondiale que Monaco se lance, d'abord timidement, puis résolument, dans l'aventure industrielle souhaitée d'ailleurs, avec détermination, par S.A.S. le Prince Rainier III dont le règne commence en 1949.

De nombreuses firmes se créent dans des secteurs variés et certaines d'entre elles se hissent au premier rang de l'industrie européenne.

L'industrie chimique, pharmaceutique et cosmétique : Avec des sociétés internationalement connues comme LANCASTER, BIOTHERM ou THERAMEX, c'est le plus important secteur industriel de la Principauté. Il génère à lui seul 41 % du chiffre d'affaires industriel global et emploie près de 1.000 personnes.

L'industrie de transformation des matières plastiques : Présent en Principauté depuis 1950, ce secteur est sans cesse innovant aussi bien au niveau des produits fabriqués qu'au niveau des techniques de fabrication. Ainsi un grand nombre de produits fabriqués en Principauté se retrouvent sur les marchés internationaux de l'industrie automobile, de l'emballage alimentaire ou cosmétique. Ce secteur représente 25 % du chiffre d'affaires industriel global.

L'industrie électrique et électronique : C'est le plus vieux secteur industriel de la Principauté puisqu'il y est présent depuis 1930. Le manque de place a très vite orienté la production de ce secteur vers l'électronique de précision essentiellement destiné à l'industrie aéronautique et spatiale. II représente ii % du Chiffre d'Affaires industriel global.

D'autres secteurs industriels sont également présents en Principauté comme l'imprimerie, l'emballage, le cartonnage et l'industrie alimentaire.

Le secteur bancaire

L'économie monégasque est caractérisée par le volontarisme de la politique économique des Pouvoirs Publics associé au dynamisme des entreprises privées. Ces signes distinctifs se retrouvent parfaitement dans l'évolution du système bancaire qui tient une place importante dans les objectifs de développement de la Principauté.

Au cours des dix dernières années, l'activité bancaire s'est fortement accrue, sous le contrôle des Autorités bancaires françaises conformément aux conventions franco-monégasques.

Le nombre d'établissements de crédits est passé à 43 : 13 banques monégasques, 3 succursales de banques étrangères non implantées en France, ii succursales de banques françaises, 8 succursales de banques étrangères ou françaises sous contrôle étranger. Il s'ajoute 7 bureaux de représentation et 4 agents de change. Le secteur financier monégasque emploie environ 1.500 personnes.

Le secteur bancaire se caractérise par une très grande variété, une diversification des produits et une internationalisation des établissements.

Enfin, la Principauté occupe une place privilégiée pour les relations internationales, soit pour les sièges de sociétés internationales, soit pour les relations commerciales et financières entre l'Europe et les Etats-Unis, ou entre l'Europe et les Pays du Sud.

Les banques ont mis en place des services perfectionnés de gestion de portefeuilles, qui ont connu leur meilleure justification lors de la croissance rapide des marchés financiers des dernières années, des services de trading sur les devises et sur les obligations, des services de crédits commerciaux internationaux, etc.

Depuis 1990 la mise en place d'une législation relative aux Fonds Communs de Placement offre des facilités de gestion des actifs.

Dans un environnement international incertain et complexe, sous l'impulsion toujours éclairée de son Souverain, la Principauté de Monaco conserve son originalité : sans aucune ressource naturelle, d'une superficie infime, elle se développe, se modernise. Cité de 30.000 habitants, elle fait travailler environ 30.000 personnes et s'efforce de gérer au mieux ses atouts avec le souci constant d'améliorer la qualité de vie de façon à conjuguer harmonieusement travail et loisirs.