Ecole de Nice

Arman


Après avoir suivi les cours de l'Ecole des Beaux-Arts, et obtenu le diplôme de l'Ecole du Louvre, Arman prend conscience de la "facticité de toute peinture au chevalet" et commence une aventure centrée sur l'objet. Il fixe sur ses toiles des empreintes de cachets, de divers tampons, de lettres d'imprimerie et expose en 1957 à la galerie La Roue (Paris)
Le peintre s'aperçoit alors que tous les objets peuvent remplacer ses pinceaux : C'est l'époque des Allures d'objets qu'il expose à Milan en 1959, et sur lequel J. Brisso réalise un film avec une musique de Pierre Scheaffer. Des objets tels qu'une bille de verre, des ressorts de matelas, des galets etc... sont imprégnés de pigments colorés et mis en mouvement sur la toile où ils laissent des traces.

Parfois, il projette violemment ces objets sur la toile: Ce sont alors des Colères d'Objets, (exposition à milan en 1960), ou Colères d'Arman. Elles tombent sous la forme de violoncelle ou de moulin à café, sur un panneau de bois , comme un corps disloqué précipité du sixième étage sur le pavé d'une cour. Mais Arman n'en veut ni à la musique ni à personne. S'il conserve le cadavre et l'expose comme tel, c'est afin que son précieux geste ne soit perdu. En 1959, Arman accomplit son grand geste en s'appropriant les "Poubelles", pour ce qu'elles sont en soi et en les mettant en vrac. Il s'aperçoit aussi du pouvoir étrange de l'Accumulation d'un même objet dans une cuve.

Ces idées particulières commencent à se répandre et à trouver de magnifiques réalisations avec Cesar et ses compressions.

A la mort d'Yves Klein, c'est Arman son compagnon d'enfance, qui prit sa succession à la tête de l'Ecole de Nice.